Elon Musk poursuit son offensive dans le mobile. Sa société SpaceX est en pourparlers pour racheter l’opérateur virtuel Boost Mobile ou utiliser son réseau mais il reste encore de très nombreux obstacles à passer pour parvenir à être un opérateur mobile.
Plusieurs tentatives pour entrer sur le marché
Cela fait maintenant depuis plusieurs mois qu’Elon Musk approche les dirigeants des opérateurs de télécommunications aux Etats-Unis afin d’obtenir un accès à leur réseau mobile afin que sa société puisse lancer son propre service de téléphonie mobile, un peu à l’image de ce qu’avait fait Free Mobile avec Orange pour son lancement en 2012.
Les opérateurs ont tous dit non au milliardaire, inquiétés par l’arrivée potentielle de SpaceX dans leur secteur avec une puissance de frappe bien supérieure à un opérateur mobile classique.
Mais Elon Musk n’aurait pas dit son dernier mot selon The Washington Post. En effet, le patron de SpaceX aurait peut-être trouvé une solution détournée pour atteindre son objectif : Boost Mobile.
Boost Mobile est un opérateur low-cost à destination des clients à faible revenu. Bien qu’il s’agisse d’un opérateur virtuel et ne possède pas de réseau, Boost Mobile possède tout de même un cœur de réseau 5G.
Elon Musk serait entré en discussion avec la maison mère de cet opérateur qui n’est d’autre qu’EchoStar, qui a vendu à SpaceX du spectre dans la bande des 2 GHz pour près de 20 milliards de dollars au total.
Le quotidien ne sait pas encore si SpaceX rachèterait totalement Boost Mobile ou si l’entreprise d’Elon Musk nouera un partenariat pour accéder au réseau que l’opérateur loue auprès d’AT&T et de T-Mobile US mais cela pourrait nécessiter l’accord de ces opérateurs qui refusent déjà de voir entrer SpaceX dans la bergerie.
Assembler les pièces d’un puzzle à 235 milliards de dollars
Avec la location d’infrastructures de télécommunication, les multiples acquisitions de spectre mobile et cette tentative de rapprochement avec un opérateur virtuel, Elon Musk assemble petit à petit les pièces du puzzle pour se lancer dans le secteur de la téléphonie mobile au Pays de l’Oncle Sam, un secteur estimé à 235 milliards de dollars.
