Face au rachat de SFR et aux incertitudes qui l’entourent, les employés de l’opérateur ont lancé une deuxième journée de grève ce mardi 3 novembre.
Des salariés en grève malgré les nouvelles propositions
Les salariés de l’opérateur ainsi que ceux des filiales de la maison mère Altice France se sont regroupés en masse devant le siège du groupe. D’après le syndicat Unsa, ils étaient environ 6 500 salariés du groupe en grève à la mi-journée, comme le rapporte Le Figaro.
L’intersyndicale avait appelé tous les salariés du groupe de Patrick Drahi à se mettre en grève pour cette journée. Les différents syndicats demandent depuis des mois une politique de reclassement avec trois propositions de postes pour chaque salarié, une pour chaque opérateur.
Les salariés ont reçu des propositions ce samedi, mais, d’après le quotidien, elles ne satisfont pas les syndicats. Ces derniers demandent une augmentation des indemnités en cas de départ, à la hauteur des moyens des opérateurs qui vont mettre plus de 20 milliards d’euros pour racheter leur concurrent.
Les élus demandent aussi que des négociations s’ouvrent concernant l’avenir des salariés techniques d’ATS. Cette filiale qui dépend presque entièrement de SFR n’entre pas dans le périmètre prévu par le rachat. Si celui-ci se fait bien, les salariés se retrouveraient donc sans rien.
