Dans le cadre du rachat de SFR, les trois opérateurs repreneurs ont annoncé qu’il n’y aurait pas de licenciement jusqu’en 2029, notamment parce qu’il faudra de 12 à 18 mois pour avoir l’aval de l’Autorité de la concurrence.
Des emplois redondants entre SFR et Bouygues Telecom
Cependant, le sujet n’est pas pour autant mis de côté. Les opérateurs ouvrent le processus d’information consultation avec leur comité social respectif à partir de ce mercredi et ils devront rendre leur avis d’ici la rentrée scolaire.
Et d’après l’Informé, les élus du personnel seraient « sous tension ». En effet, la promesse ne court que jusqu’en 2029 et une fois que l’intégration des différentes activités de SFR chez Orange, Bouygues Telecom ou Free, cela changera.
Ainsi, les 1 200 salariés de la division grand public de l’opérateur au carré rouge ne seraient pas transférés, ou presque, dans un premier temps. Selon l’Informé, Free en reprendrait seulement 53 du côté de RED qu’il reprend entièrement.
Mais l’inquiétude ne concerne finalement pas que les employés de SFR. Chez Bouygues Telecom, la reprise du réseau Crozon (réseau partagé entre SFR et Bouygues Telecom) nécessiterait des recrutements côté SFR pour les nombreuses antennes Nokia, des équipements qui ne sont pas actuellement utilisés par Bouygues Telecom.
De même, le rachat de SFR Business par Bouygues Telecom serait également source d’inquiétude chez ce dernier. 2 300 employés de SFR vont venir s’ajouter aux 1 200 de Bouygues Telecom, ce qui va créer des doublons et donc aboutir à des licenciements.
Enfin, les salariés des boutiques devraient être en partie reclassé. Sur les 2 000 qui y travaillent, 700 seraient repris avec les 120 boutiques qui passeront sous drapeau concurrent.
Au final, il devrait rester seulement 2 500 salariés sur les 8 000 au départ mais de nombreux salariés partiront certainement avant que la période de clémence ne soit terminée.
