Avec la reprise de la Ligue des Champions, le régulateur de l’audiovisuel s’est relancé dans la bataille du blocage des flux pirates qui diffusent illégalement la compétition.
Des essais avant une généralisation en 2027
Ce mardi soir, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a ainsi bloqué 175 sites pirates d’après Les Echos et le régulateur ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’il va tenter ce mercredi soir le blocage de 139 IP illégales, une première sur cette compétition.
Le gendarme de l’audiovisuel a déjà essayé cette solution mais ces essais se comptent sur les doigts d’une main puisque cela concernait Roland-Garros, Wimbledon et la Coupe du monde de football.
La Ligue des champions sera donc la quatrième épreuve a pouvoir profiter du blocage des adresses IP, une pratique qui reste encore longue, prenant de quelques heures à quelques jours, de quoi voir dans le même temps le déploiement de dizaines de nouveaux sites pirates avec de nouvelles adresses IP.
Mais tout ceci devrait prendre une nouvelle dimension à compter du début de l’année prochaine. L’Arcom se prépare à pouvoir faire bloquer les flux pirates en temps réel mais pour cela, tout doit être dans les clous.
Eviter les blocages de sites légaux
L’un des risques et de faire bloquer un site légal en voulant désactiver un site illégal. Des précautions et des garanties seront ainsi mises en place pour éviter un scénario à l’espagnole avec le blocage de sites bancaires, de Google Drive ou encore de Cloudflare qui est très utilisé par les sites pour se protéger.
Ainsi, si un ayant droit n’agit pas de manière précautionneuse et s’il ne change pas cela, il pourra se voir être interdit d’utiliser le système. Ils devront donc bien choisir l’IP cible s’ils veulent pouvoir continuer à bloquer des sites pirates.
