Déjà testée dans plusieurs départements depuis quelques mois, la suspension du permis de conduire pour usage de téléphone au volant est étendue à tout le territoire national.
Tout le monde peut avoir un accident
Cette mesure s’applique à « monsieur et madame Tout-le-Monde », a confié la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, au Figaro. L’idée est que chaque individu au volant « peut devenir auteur d’un accident du jour au lendemain et avoir une mort sur la conscience » alors qu’il souhaitait, par exemple, envoyer un SMS.
Il faut dire que de nombreux Français continuent d’utiliser le téléphone en conduisant. Ils sont d’ailleurs 80 % à l’admettre, confie la ministre. Et cet usage n’est pas seulement dangereux dans les 20 départements qui avaient mis en place la mesure mais bien sur tout le territoire.
De plus, cela facilitera les choses puisque tout le monde sera logé à la même enseigne dorénavant. Un habitant du Doubs se rendant dans le Pas-de-Calais ne pourra plus faire valoir qu’il ne connaissait pas la règle.
La suspension pourra aller de 15 jours à 6 mois et s’ajoutera à la sanction habituelle, à savoir l’amende forfaitaire de 135 euros et le retrait de trois points du permis de conduire.
La suspension sera décidée et notifiée par le préfet de présenter ses observations dans une procédure contradictoire. Le profil du conducteur sera étudié pour la durée de la sanction. Les suspensions sont en moyenne d’une durée de 15 jours dans les départements concernés, selon 20 minutes. Mais une récidive devrait logiquement amener à une suspension plus longue.
Des résultats rapides
300 suspensions ont été prononcées entre novembre 2025 et janvier 2026 dans les Landes, où le dispositif avait été lancé en premier. L’usage a reculé de 12 % depuis le lancement de la mesure.
Toutefois, les chiffres ne sont pas transposables à l’échelle nationale et il faudra patienter quelques mois afin d’avoir un retour sur les premiers effets.
