Caractéristiques principales de la 1G
- Une voix transmise en analogique : la parole est transportée par un signal radio analogique.
- Des appels avant tout : la 1G sert principalement à téléphoner, bien avant les usages web et les applications mobiles.
- Des appareils encombrants : les premiers équipements sont souvent installés dans une voiture ou transportés dans un boîtier.
- Plusieurs systèmes selon les pays : leur compatibilité varie, ce qui limite l’utilisation d’un même téléphone à l’étranger.
- Une capacité limitée : les premiers réseaux ne peuvent accueillir qu’un nombre restreint d’utilisateurs.
Comment fonctionnait la 1G ?
Dans ces réseaux, le signal radio varie pour représenter la parole. Les générations suivantes transmettent la voix sous forme numérique.
Ses premiers déploiements commerciaux remontent à 1979 au Japon, avant son développement dans les années 1980. Le terme « 1G » regroupe plusieurs systèmes de téléphonie mobile, et non une norme mondiale unique.
Le téléphone communiquait par radio avec une station de base du réseau. Chaque station desservait une zone appelée « cellule ». La capacité des premiers réseaux était limitée : face à la demande, le NMT a connu des listes d’attente dès 1984.
Au début, les équipements étaient souvent installés dans une voiture ou transportés dans un boîtier encombrant. Ils permettaient, par exemple, à un professionnel d’appeler son bureau depuis un véhicule équipé. Leurs usages étaient centrés sur la voix, bien avant la navigation web et les applications des smartphones.
Quels réseaux utilisaient la 1G ?
- NMT (Nordic Mobile Telephony) : système développé dans les pays nordiques, déployé à partir de 1981.
- AMPS (Advanced Mobile Phone System) : système analogique utilisé notamment aux États-Unis.
- TACS (Total Access Communication System) : adaptation de l’AMPS, déployée notamment au Royaume-Uni.
- Radiocom 2000 : réseau français de première génération, lancé en 1986.
La coexistence de systèmes différents limitait la compatibilité entre pays. L’itinérance internationale n’était toutefois pas absente de la 1G : les réseaux NMT nordiques proposaient une itinérance transfrontalière dès septembre 1982. La possibilité d’utiliser son téléphone à l’étranger dépendait donc du système et des réseaux concernés.
Comment la 2G a-t-elle remplacé la 1G ?
À partir des années 1990, les réseaux numériques de deuxième génération (2G) ont progressivement pris le relais. Leur développement a permis d’accueillir davantage d’utilisateurs et d’élargir les services mobiles. En Europe, cette transition s’est notamment appuyée sur le GSM.
La 1G n’a pas disparu partout à la fin des années 1990. L’arrêt des réseaux analogiques s’est étalé selon les pays et les opérateurs. Aux États-Unis, la FCC n’a levé l’obligation de maintenir un service cellulaire analogique qu’à partir du 18 février 2008. Cette échéance réglementaire ne correspond pas à une date d’extinction mondiale.
Sources officielles
- NTT DOCOMO – Technical Journal, édition du 25e anniversaire (PDF en anglais)
- Ericsson – End of Franco-British cooperation, les origines du TACS (en anglais)
- Ericsson – Counting backwards, les débuts du NMT (en anglais)
- Ericsson – Network standardization, de la 1G aux réseaux numériques (en anglais)
- Arcep – Les 40 ans de la téléphonie mobile, lettre du 12 avril 2013 (PDF, page 6)
- FCC – Requirement for Analog Cellular Service Expires in February (PDF en anglais)
