VDSL et VDSL2

Le VDSL (Very-high-bit-rate Digital Subscriber Line, ou ligne d’abonné numérique à très haut débit) est une technologie d’accès à Internet sur les fils de cuivre de la ligne téléphonique. Sa deuxième génération, le VDSL2, peut offrir des débits supérieurs à l’ADSL, surtout lorsque la ligne est courte.

Sommaire

Caractéristiques principales du VDSL

  1. Un accès Internet sur cuivre : la connexion utilise la paire de fils de la ligne téléphonique jusqu’au logement.
  2. Un avantage surtout sur les lignes courtes : le gain par rapport à l’ADSL diminue lorsque la longueur de cuivre augmente.
  3. Une version courante appelée VDSL2 : elle fait évoluer la première génération de VDSL et équipe les accès français concernés.
  4. Des équipements compatibles nécessaires : la box, l’équipement de l’opérateur et les caractéristiques de la ligne déterminent l’accès au service.

Comment fonctionnent le VDSL et le VDSL2 ?

Comme l’ADSL, le VDSL appartient à la famille des technologies DSL, qui transmettent des données sur une ligne en cuivre. Il utilise une plage de fréquences plus large, ce qui permet de transporter davantage de données sur une ligne courte.

Le modem de la box communique avec un équipement de l’opérateur appelé DSLAM, ou multiplexeur d’accès DSL. Celui-ci se trouve généralement dans le central téléphonique, aussi appelé NRA, pour nœud de raccordement d’abonnés. Les deux équipements établissent une synchronisation adaptée aux capacités de la ligne.

Le VDSL2 est la deuxième génération de VDSL, normalisée par l’UIT sous la référence G.993.2, après le VDSL de première génération G.993.1. Plusieurs profils techniques existent. Le mot « VDSL » est souvent employé comme raccourci pour désigner le VDSL2 dans les offres françaises : il ne décrit donc pas, à lui seul, un débit précis.

Quels débits peut-on obtenir en VDSL2 ?

Sur les accès grand public français, le repère souvent annoncé est jusqu’à 100 Mbit/s en réception sur une ligne courte et dans de bonnes conditions. Orange présente notamment cette valeur comme un débit maximal théorique dans son comparatif des technologies. Ce n’est ni un débit garanti à chaque adresse, ni le plafond universel de tous les profils VDSL2. Les conditions de l’offre peuvent prévoir des valeurs différentes.

Le débit descendant sert à recevoir des fichiers ou regarder une vidéo. Le débit montant sert à envoyer des données, par exemple lors d’une sauvegarde ou d’une visioconférence. Le VDSL2 peut améliorer les deux par rapport à l’ADSL, mais 100 Mbit/s en réception ne signifient pas 100 Mbit/s en envoi. Le débit montant dépend lui aussi du profil, de l’offre et de la ligne.

Enfin, le débit de synchronisation affiché par la box et le débit utile d’un téléchargement sont différents : les protocoles utilisent une partie de la capacité et d’autres éléments du trajet peuvent limiter le transfert. Un chiffre affiché dans les caractéristiques de la box ne prédit donc pas exactement le résultat d’un test.

Pourquoi la longueur de ligne est-elle déterminante ?

Les fréquences élevées utilisées par le VDSL2 s’atténuent fortement sur le cuivre. Selon le bilan technique de l’Arcep, son gain par rapport à l’ADSL2+ concerne surtout les lignes dont la longueur n’excède généralement pas un kilomètre. Sur une ligne plus longue, les performances se rapprochent de celles de l’ADSL2+.

Ce repère ne constitue pas une frontière absolue : il n’existe pas de règle garantissant 100 Mbit/s à 500 mètres ou un débit précis à 1 200 mètres. Il faut considérer la longueur réelle du câble, son état, les raccordements, l’installation intérieure et les perturbations. La distance à vol d’oiseau jusqu’au central ne suffit pas. L’ADSL subit lui aussi une baisse de performances avec la longueur.

Une box compatible suffit-elle pour passer au VDSL2 ?

Non. Il faut aussi que la ligne et l’équipement de l’opérateur soient compatibles, et que l’offre permette cet accès. Une box VDSL2 ne transforme pas automatiquement une longue ligne ADSL en connexion très haut débit. Sur une ligne déjà en service, l’opérateur peut confirmer la technologie disponible et les éventuelles conditions de migration.

Le VDSL2 concerne le lien entre la box et l’opérateur. Le Wi-Fi concerne le lien entre la box et vos appareils : changer de norme Wi-Fi ne raccourcit pas la ligne en cuivre. Pour vérifier les performances, notre test de débit peut être réalisé sur un ordinateur connecté en Ethernet, en mettant en pause les autres téléchargements et la télévision par la box.

Le VDSL2 est-il comparable à la fibre ?

Le VDSL2 peut répondre à de nombreux usages sur une bonne ligne, mais son raccordement final reste en cuivre. Avec la fibre jusqu’au logement (FTTH), ce dernier segment est optique : les données sont transportées par la lumière. Les débits accessibles sont bien plus élevés et la distance ne produit pas la même dégradation que sur une ligne DSL.

Les performances dépendent néanmoins de l’offre et des équipements. Un débit élevé ne garantit pas à lui seul l’absence de ralentissements ou une faible latence dans les jeux. Le nombre d’usages simultanés et le débit d’envoi disponible comptent aussi.

Que devient le VDSL2 avec la fermeture du cuivre ?

Le VDSL2 est concerné par la fermeture progressive du réseau cuivre en France, comme l’ADSL et les lignes téléphoniques RTC. Passer de l’ADSL au VDSL2 ne permet donc pas d’éviter cette transition.

La fermeture commerciale empêche les nouvelles souscriptions dans une zone, tandis que la fermeture technique met fin aux services encore actifs sur le cuivre. Pour préparer une autre connexion, notre test d’éligibilité à la fibre indique les possibilités de raccordement du logement. Les conditions et la solution de remplacement se vérifient à l’adresse concernée.