Durant un entretien de 17 minutes entre les principaux dirigeants que s’est procuré Capital, la direction de l’entreprise semble déstabilisée sur la question des suicides et peine à trouver les mots pour répondre aux inquiétudes des salariés.
Une responsable de région s’alarme de l’explosion des demandes de résiliation « pour raisons éthiques« . En une semaine « leur nombre a pratiquement doublé« , estime-t-elle. Par ailleurs, elle explique que les conseillers d’Orange sont interpellés par des clients agressifs, et qu’ils ne savent pas comment leur répondre. Certains se sont même entendus dire par des abonnés narquois : « Je ne vous en demande pas plus parce que sinon, vous allez vous suicider« .
Louis-Pierre Wenes (numéro 2 du groupe) a réagi « à chaud » en disant : « Un client m’appellerait pour me dire ça, j’aurais tendance à lui dire (…) que d’après ce que nous savons il n’y a pas d’augmentation véritable du nombre de suicides chez France Télécom, et que nous avons depuis plusieurs mois pris des mesures (…) pour faire face à ces drames. »
Il insiste aussi plusieurs fois sur le fait que le nombre de suicides n’a pas crû dans la société et que l’entreprise a connu des années « beaucoup plus dramatiques » au cours de la dernière décennie. Mais il ajoute que la médiatisation crée un dangereux effet d’entraînement.
Commentaires