Lancée en 2022, la start-up française Univity vient d’annoncer une première mondiale avec la première connexion 5G NTN TDD en fréquences millimétriques depuis l’espace.
Une connexion bidirectionnelle à 26 GHz
Alors que le sommet spatial bat son plein en ce moment même à Paris, Univity vient de révéler les résultats de sa première mission baptisée uniSpark qui a été lancée en 2025 avec l’objectif d’établir une connexion 5G depuis l’espace avec des terminaux situés sur la terre ferme.
Le programme a ainsi permis d’établir une connexion 5G NTN (Non Terrestrial Network) bidirectionnelle entre un terminal au sol et une station de base 5G embarquée en orbite. Si cela s’est déjà fait, Univity annonce une première démonstration d’une liaison combinant un traitement 5G régénératif embarqué, une liaison en fréquences millimiétriques et un fonctionnement en mode TDD (Time Division Duplexing).
Avec cet essai, Univity montre aux opérateurs de télécommunications européens ses capacités à faire fonctionner la 5G à vitesse orbitale, d’autant plus en fonctionnement TDD qui ajoute une couche de difficultés supplémentaires.
Dans ce mode, les équipements au sol et dans l’espace doivent être synchronisés avec une très grande précision afin de pouvoir alterner entre émission et réception pour une connexion bidirectionnelle.
Surtout, les fréquences utilisées dans les deux sens de communications sont identiques, ce qui fait que le satellite fonctionne ici exactement comme une antenne 5G classique. L’usage d’une bande millimétrique – la 26 GHz en l’occurrence – montre également la possibilité de réutiliser ce qui se fait déjà sur la 5G terrestre plutôt que de redéployer un écosystème totalement différent.
Un démarrage pas avant 2029
Toutefois, l’utilisation des satellites d’Univity par les opérateurs ne se fera pas tout de suite. Deux premiers satellites seront envoyés dans l’espace début 2028 et le démarrage commercial n’est pas prévu avant 2029 d’après La Tribune.
Mais Univity ne va pas se contenter de peu de satellites. La jeune pousse ambitionne de déployer une constellation de 3 400 satellites au total.
