Après avoir saisi la justice afin d’obtenir plus d’informations de la part de SFR autour du rachat, le CSE de l’opérateur a décidé de s’attaquer au trio de repreneurs.
Obtenir plus d’informations sur le volet social
Les représentants du personnel de SFR estiment toujours ne pas avoir les informations nécessaires concernant le rachat de l’opérateur. Il a donc décidé d’assigner en justice les acquéreurs d’après l’Informé.
De leur côté, les CSE de Bouygues Telecom, Orange et Free ont déjà rendu leurs conclusions mais le personnel de l’opérateur au carré rouge est celui qui sera le plus touché dans ce rachat.
En tout, ce sont près de 5 000 salariés qui ne seraient pas repris dans ce projet de cession et de découpage de SFR, des salariés qui devront en plus travailler sur la migration des actifs de l’opérateur puis assister à sa fin.
Dans la plainte consultée par l’Informé, les représentants estiment que « les conséquences sociales sont majeures » et que « l’impact psychosocial de cette réorganisation est sans commune mesure car tous les salariés savent désormais que leur emploi est menacé ».
Au travers de leur demande, les représentants veulent accéder à de multiples documents et informations concernant le rachat et ils demandent une astreinte de 10 000 euros par jour et par document s’ils ne les obtiennent pas.
Le but est de comprendre en profondeur ce qu’il risque de se passer lors du rachat et de la fusion ensuite avec les trois opérateurs mais aussi de connaître mieux le projet social de ce dossier.
La grève est maintenue
La grève est maintenue pour l’après-midi du 24 septembre tandis qu’Altice a repoussé la fin de la consultation du 11 septembre au 6 octobre afin de pouvoir répondre à plus d’interrogations. De son côté, le groupe de Patrick Drahi estime avoir répondu à un grand nombre de questions et communiqué de nombreux documents.