Les syndicats de SFR ont appelé à la grève pour le 24 septembre après-midi suite aux discussions avec Bouygues Telecom, Orange et Free autour du rachat de SFR et des garanties sur l’emploi des salariés de l’opérateur au carré rouge.
Assez peu de garanties pour les salariés qui partiront
Les discussions n’ont pas été bonnes et les syndicats seraient repartis avec peu de garanties de la part des acheteurs selon Les Echos. De quoi remonter encore plus les salariés qui sont déjà dans l’incertitude face au sort qui leur sera réservé lorsque le rachat sera effectif.
D’après le quotidien, le consortium aurait formulé une offre de reclassement par salarié, loin du standard qui serait de trois offres dans le cadre d’un PSE (ce qui n’est pas le cas ici). Une aide pouvant atteindre 4 000 euros était aussi proposée afin de financer une formation pour s’adapter à un nouvel emploi.
Bien trop peu pour les syndicats qui demandent « au moins trois offres de reclassement par salarié qui ne serait pas repris », soit une offre par opérateur qui reprend. Ils réclament des conditions de départ similaire au plan volontaire de départ de 2017 pour ceux qui devraient quitter l’entreprise. Le plan actuel est 40 % plus bas.
La surprise est d’autant plus grande chez les syndicats alors que le consortium avait promis un volet social important. Pour rappel, les trois opérateurs devraient reprendre 3 400 employés environ sur un total de 8 000 salariés chez SFR. Mais il existe des oubliés qui ne sont jamais pris en compte : plus de 3 000 salariés d’Altice Technical Services, une filiale non reprise dans le rachat et totalement dépendante de SFR.
Mais les discussions ne sont pas closes pour autant. Les propositions doivent être couchées sur le papier ce vendredi et deux autres réunions sont prévues d’ici la fin du mois.
