La Commission européenne a dévoilé ce lundi un système de notation pour les centres de données. Cet étiquetage, un peu à l’image de ce qui se fait sur les appareils électroniques, doit permettre d’évaluer l’efficacité énergétique et hydrique de ces centres qui sont souvent décriés.
Inciter à des centres moins énergivores
Concrètement, chaque installation de plus de 500 kW arborera un label électronique avec une note allant de A à G selon son efficacité énergétique et hydrique, d’après Les Echos. Pour l’utilisateur lambda, cette information ne sera pas vraiment pertinente mais elle permettra, peut-être, d’instaurer une dynamique de réduction de consommation.
Le but est d’éviter qu’une démultiplication de la capacité ne s’accompagne d’une hausse équivalente de la consommation en eau et en énergie. De plus, les entreprises qui refusent de déclarer risqueront une amende de 350 000 euros.
Toutefois, il faudra patienter pour voir apparaître le label puisque la date butoir est fixée au 15 août 2027. Il traitera de la consommation électrique, hydrique mais aussi de l’origine « bas carbone » de son électricité, le nucléaire sera au même niveau que les renouvelables, de quoi avantager les centres de données situés en France par rapport à ceux situés ailleurs en Europe.
Le secteur a tenté de freiner le projet des quatre fers, estimant que la Commission devait donner la priorité à l’IA plutôt à des objectifs climatiques, rapportait Politico il y a quelques mois.
Un modèle très différent de celui outre-Atlantique
Mais le grand public devient de plus en plus méfiant envers ces projets, notamment à cause des centres de données d’outre-Atlantique, très différents dans leur conception par rapport à ceux en France et plus largement en Europe, avec des consommations d’eau beaucoup plus élevées.
