Le secteur des télécommunications est dans une stratégie globale de décarbonation. Pour les opérateurs, cela passe par plusieurs leviers, de la conception et de la durée de vie des équipements à l’optimisation de l’efficacité énergétique des réseaux mobiles.
401 000 tonnes équivalent CO2 d’émissions pour les opérateurs
Les opérateurs ont de nombreux leviers pour agir sur leurs émissions carbone qui ont atteint 401 000 tonnes équivalent CO2, pour les quatre opérateurs tricolores, en 2024.
L’une des possibilités réside dans l’installation de nouveaux sites de télécommunication. En plus des efforts sur les équipements de réseaux mobiles, qui ont représentés à eux seuls 72 000 tonnes équivalent CO2, les opérateurs peuvent également agir sur le déploiement des infrastructures.
Agir sur le béton et l’acier
Bouygues Telecom, qui peut compter sur l’expertise de sa maison mère dans ce domaine, veut notamment agir sur l’impact carbone du béton, d’une part, et sur celui de l’acier, d’autre part, ou encore recourir à des matériaux alternatifs lors de l’installation d’un nouveau site.
Actuellement, il faut couler environ 30 mètres cubes de béton pour maintenir un pylône en place mais Bouygues Telecom est en train de mettre en œuvre une méthode qui permet d’optimiser les massifs en béton. Cela va permettre à l’opérateur d’économiser environ 30 % du volume de béton, soit environ 9 mètres cubes par sites.
En parallèle, Bouygues Telecom veut également utiliser un béton bas carbone afin de diminuer encore plus l’empreinte environnementale du site d’implantation. Plusieurs pistes existent : la substitution du clinker (un composant du ciment très émetteur de CO2), le recours à des liants alternatifs ou encore l’utilisation de matières premières secondaires.
Selon Bouygues Telecom, la société Terra CO2 Technology parvient à réduire de 70 % les émissions de chaque tonne de ciment produite. L’opérateur va ainsi utiliser moins de béton qui est en plus moins carboné.
Au-dessus du sol, Bouygues Telecom se penche sur l’utilisation d’acier recyclé pour la construction des pylônes mais il faut un acier qui soit traçable. Autre point d’étude : l’utilisation de bois, mais pour cela, il faudrait des emprises au sol beaucoup plus grandes et donc utiliser plus de béton, ce qui entre en contradiction avec le point précédent.
