L’Europe veut réserver une partie de son spectre satellitaire dans la bande des 2 GHz à des acteurs européens, une position qui ne plaît pas vraiment outre-Atlantique.
Une préférence européenne mais une place pour les solutions étrangères
La semaine dernière, l’ambassadeur étatsunien auprès de l’Union européenne avait promis des représailles si la position de Bruxelles ne changeait pas concernant l’attribution du spectre pour les services direct-to-mobile.
Mais les menaces n’ont pas fait plier Henna Virkkunen, commissaire européenne chargée de la Souveraineté numérique, de la Sécurité et de la Démocratie, d’après Les Echos.
Henna Virkkunen a assuré devant un parterre de journalistes européens que l’Europe ne changera pas de position sur ce projet soutenu par les colégislateurs, notamment pour assurer des communications sécurisées ou pour les services commerciaux.
Pour la commissaire, réserver une grosse partie de ce spectre à des acteurs européens représente « une part importante de notre souveraineté technologique ». Tout le monde semble donc aligné sur ce sujet au niveau européen, ce qui devrait faciliter l’adoption de cette proposition.
Pour rappel, la bande des 2 GHz devrait être divisée en trois parts avec une part réservée aux armées, à la sécurité et au renseignement, qui sera ouverte à un acteur européen, une deuxième part réservée aux nouveaux entrants européens afin de stimuler la croissance, et enfin une dernière part accessible aux acteurs extra-européens à l’image de Starlink ou d’Amazon Leo.
Quatre opérateurs européens veulent s’unir
La position européennea fait émerger plusieurs idées à ce sujet, notamment une possible union d’Orange, Deutsche Telekom, Telefonica et Vodafone autour d’une offre commune qui serait ouverte à tous les opérateurs du bloc, en toute transparence.
