À la suite à l’adoption de l’amendement qui vise à créer une taxe sur la bande passante le vendredi 30 octobre par 11 députés, Laurent Lhardit, le député à l’origine de ce texte, se dit cyberharcelé.
Des insultes, des menaces et du doxxing
Durant les heures qui ont suivi, de nombreux articles sont sortis pour rapporter l’adoption du texte et indiquer ce que cela pourrait coûter aux Français s’il était mis en place. Mais le député a aussi fait face à une vague de cyberharcèlement et de vives critiques.
Des patrons de la tech comme Xavier Niel (Free) ou Éric Larchevêque (Ledger) y sont allés de leur petit commentaire parlant d’« ignares incompétents » ou de « bande de guignols ».
Mais ce n’est pas tout : des initiatives ont été lancées pour montrer ce que des téléchargements depuis son site pourraient coûter au député, ou encore que son site n’était pas dans les clous.
Laurent Lhardit a également été insulté et menacé de mort, et l’adresse de membres de sa famille aurait été divulguée sur X, comme il le souligne au micro de BFM.
Il estime cependant que la taxe dont il est question a été « victime d’incompréhension » créée par « une forme de désinformation », rappelant que cette taxe sera payée annuellement par les entreprises sur ce qu’elles ont consommé et non pas directement par le consommateur.
Une taxe portée par les entreprises mais…
Toutefois, si les entreprises se font taxer et qu’elles voient leur coût augmenter, elles le feront peser à un moment ou un autre sur le consommateur final qui verra les prix augmenter. Le téléchargement de GTA 6 ne serait pas directement assorti d’un paiement de 12 euros au titre de la taxe, mais son prix en France pourrait inclure ce montant, ce qui le rendrait 12 euros plus cher qu’ailleurs.
