L’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) s’est à nouveau penché sur la qualité des réseaux fibre au niveau national et souligne que le taux de pannes national s’est stabilisé ces dernières années.
Des réseaux qui s’améliorent
Depuis la première édition de l’observatoire de la qualité des réseaux en fibre optique, la qualité des réseaux en fibre optique a progressé sur plusieurs indicateurs mais cela se tasse un peu ces dernières années.
Le taux de pannes national moyen est ainsi passé de 0,17% à 0,12% en huit éditions tandis que le nombre de réseaux présentant un taux de pannes inférieur à 0,12% est passé de 142 à 151 réseaux et le nombre de réseaux présentant un taux de panne supérieur ou égal à 1% est passé de 9 réseaux à 2 réseaux seulement.
Désormais seuls Tutor Europ’Essonne et Sequantic Telecom dépassent cette barre des 1% avec des taux de pannes respectifs de 1,52% et 1,41%. Ces deux réseaux sont depuis le début dans le haut du classement mais ils s’améliorent petit à petit. Tutor Nancy lui est situé juste en dessous de la barre avec un taux de panne de 0,99%.
A noter que ces trois réseaux font partie du groupe Altitude mais ils sont issu du rachat qui a été opéré en 2021. Depuis l’opérateur d’infrastructure a repris ces réseaux afin de les améliorer.
A la toute fin de ce classement se trouve Chartres Métropole Innovations Numériques avec un taux de pannes de 0,01%. Huit réseaux ont ensuite un taux de panne de 0,02% avec XpFibre dans le 54, Régie Vienne Numérique et six réseaux Orange dans la zone privée. Mais les autres réseaux ne sont pas loin avec par exemple 22 réseaux avec un taux de panne de 0,03% et 19 réseaux avec un taux de 0,04%.
Globalement, 18,8 millions d’abonnés peuvent bénéficier d’un réseaux dont le taux de pannes est inférieur à 0,12% et seulement 39 000 abonnés sont concernés par des taux supérieurs à 1%.
Une hausse des échecs de raccordement
Côté échecs de raccordement, il y a du pire. En effet 41 réseaux présentent un taux d’échec de raccordement supérieur ou égal à 11%, soit 10 réseaux de plus que dans le dernier observatoire. Et 49 réseaux présentent désormais un taux d’échec au raccordement inférieur ou égal à 5%, soit 33 réseaux de moins que dans l’édition précédente.
La hausse s’explique notamment par un effet combiné d’une hausse des échecs de l’ordre de 6,8% et d’une baisse des nouvelles constructions de prises de 6,3% dans le même temps. Dans un contexte où les raccordements sont de plus en plus complexes.
