Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefonica sont en discussions préliminaires afin de créer un consortium qui irait soumissionner pour les fréquences satellitaires dans la bande des 2 GHz.
Faire front commun
L’Union européenne a proposé de réserver une partie de cette bande à un acteur européen afin qu’il puisse proposer des services de téléphonie par satellite et faire face à l’hégémonie venant des Etats-Unis à ce sujet. Viasat et Echostar détiennent les licences actuelles qui expireront en mai prochain.
Le consortium des quatre opérateurs couvre à lui seul la majorité des abonnés mobiles sur les principaux marchés de l’Union européenne, ce qui est un atout majeur dans le dossier. Avec ce front commun, il y a donc une chance que le marché puisse revenir à un acteur européen.
Toutefois, Bloomberg annonce que pour le moment, aucune décision définitive n’a été prise concernant la formation du consortium ou la participation à l’appel d’offres mais il reste encore du temps avant la finalisation, ce qui va permettre aux opérateurs de trouver un terrain d’entente autour de ce consortium.
En tout cas, si ce consortium récupérait ce spectre, les opérateurs en faisant partie pourront ensuite proposer des services direct vers mobile (D2M).
Des opérateurs qui proposent déjà des services D2M
A noter que ces opérateurs proposent déjà des services par satellite ou en proposeront dans un futur plus ou moins proche. Orange s’appuie sur Skylo en France et sur Starlink en Espagne tandis que Deutsche Telekom a signé un contrat avec Starlink pour proposer de tels services dans 10 pays européens.
Mais les premiers lancements d’IRIS² – dont la bande sera réservée à un acteur européen – ne devraient pas avoir lieu avant 2029 avec une mise en service prévue pour 2030, en attendant, les opérateurs passeront par des services basés à l’étranger.
